،، Ils veulent renverser la justice, même s’ils furent la cause de son existence ; ils s’efforcent d’abattre la vérité, et leur mensonge n’est qu’une défaite. ،،
Il affûta la lame de ses langues pour les dompter, puis s’embrasa au cœur de la lanterne des ténèbres.
Il se rétracta, et l’onde de la langue de l’enfer trembla,
ses vaisseaux miaulant du pollen de ” l’ardent”, avec les tonnerres de son souffle et les éclairs de sa morsure, insistant sur le départ.
Il brûle et se consume, s’esquive et se colle, veut grimper et glisser.
À mesure qu’il enfla dans la contraction, il se ratatina jusqu’à l’épuisement.
Sa pharaonisation cancéreuse se rétrécit dans la fatigue, son feu se mêla au vent glacial de la Géhenne, écrivant de son mugissement une lettre d’exil,
se dérobant à l’écrit comme un texte apocryphe qui n’a reçu ni lecture ni critique.
Comme si échapper à son piège n’était rien de plus qu’un témoignage déposé sur une tombe muette :
sous cette dalle, rien n’entend ni ne voit.
Le “sacrifié” récolta ce qu’il sema, le découragement lui vola son invention.
Il expire ses dernières résistances, se décompose dans les contractions de l’enfantement.
Le « Créateur » le saisit pour lui révéler la beauté des créatures et des existants,
et lui transmet le sens à travers les formes contemplées,
lorsqu’il épiait le peuple “des djinns”,
afin de lui signifier que sa libération était chose aisée, mais que sa corruption sur terre équivalait à une faute impardonnable aux conséquences funestes.
Ainsi, Dieu lui promit que s’il s’apaisait et obéissait, il serait relâché.
Iblis inclina sa maladie, ses murmures nocturnes rivalisant avec sa plainte enfouie.
Le non-lieu et le non-temps rugissaient dans les interstices de la langue de l’enfer, rongée par les flammes.
Elles y creusèrent une fosse, dont les murailles imprenables étaient de roche et de pierre, souillées du parfum des racines de l’arbre des djinns, qui jamais encore ne s’étaient étendus à une telle proximité.
Ici, nulle âme n’avait résidé auparavant, nulle découverte n’y avait accédé.
La solitude du « captif » arrache les larmes de l’amphore de l’échec.
،، Quelle que soit la distance qui nous sépare de la vie, l’espérance nous y rattache. ،،
Mais nulle aurore n’éclaire le tumulte de cet ennui,
le pansement blessé,
le silence saturé d’épines,
l’amertume orpheline qui aspire ce que l’endurcissement a coagulé,
et ce qui subsiste de l’audace du “prisonnier”.
Sa longue journée ruisselle de désespoir.
Rien dans ce caveau creux n’invite à s’asseoir ni n’incite à se lever.
Rien n’y appelle au repos ni ne console l’attente.
Il sent que l’impossible s’est avalé, que sa main a saisi ce qu’il désirait, mais au prix de rapetisser son effort et d’étouffer ses tentatives.
،، La trahison est ton occasion précieuse, pour contempler la splendeur de ceux que tu as trahis. Mais qui sait ? Peut-être les traîtres sont-ils des insensés sans esprit, prêts à trahir davantage à mesure que la beauté croît en face d’eux… tandis que lui, n’est nullement tenu de les choisir, mais bien de choisir sa propre fidélité. ،،
Le « rebelle » sonne volontairement le glas du changement.
Il n’a désormais d’autre choix que d’emprunter une voie sûre vers le salut,
en accomplissant un acte décisif autour duquel gravite toute l’histoire “des djinns” et “des anges” :
imiter leur rapprochement de Dieu par l’intention et la perfection,
et voiler sa faiblesse sous le manteau de l’obéissance.
Le voilà pour la première fois se prosternant vers l’antique Mecque, implorant la délivrance,
accompagnant sa supplication d’un serment forcé :
si Dieu le libère, il ne Lui désobéira jamais, et s’il désobéit, qu’Il fasse de lui ce qu’Il voudra.
Iblis ne reçoit aucune réponse à son invocation, ni ce jour-là, ni ce mois-là, ni l’année suivante.
Pourtant, il persista dans ses rituels d’insistance.
L’absence de réponse ne l’arrêta pas, l’absence de soutien ne le brisa pas.
Il demeura attaché à la fermeté de sa résolution,
traçant un sentier fragile pour se rapprocher de Dieu,
dans l’espoir de gagner Sa confiance et Son pardon, seuls capables de le délivrer du massacre de son exil.
Il consacra tout son temps à une adoration débordante,
se contraignant à la prière dans un but unique, incontournable :
apaiser son agitation par la prosternation,
jusqu’à ce que son embrasement s’éteigne et que son trouble sombre dans un sommeil profond.
،، Toute action n’est qu’un intérêt éphémère,
qu’elle se réalise ou demeure inaccomplie. ،،
التوثيق الدولي
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