دبلوماسية الجنّ في بلاط إبليس من روايتي”نبي الظلام" الأديبة والمفكرة الدكتورة جعدوني حكيمة نينارايسكيلا. من روايتي”نبي الظلام” “La Diplomatie des Djinns dans la Cour d’Iblis.”
دبلوماسية الجنّ في بلاط إبليس الأديبة والمفكرة الدكتورة جعدوني حكيمة نينارايسكيلا. من روايتي”نبي الظلام”
،؛، الملوك لا تعرف الفقر، بل تستمتع بمشاهدة علاماته؛ في عروض تؤديها أجساد العبيد ،؛،
يقول لهم أن الحلّ الوحيد لتجاوز محنتهم، – تنهد وأردف بأكذوبة كلمات تنطلي على ضحيته- تعاستهم – ويشير إلى بدنه- هي تعاسته، وشعورهم بهذا النقص؛ يقلّل من إنجازاتهم، -ثم قبض بنظراته على انتباه مُحاورِه- أ لا ترى حاليا كيف هم؟! عبارة عن خواء.
يتوالى وضع لبنات هذا المكر الذي تزول منه الجبال.
عواصم للإقتصاد والسياسة والدفاع، منهم الملقّبة بالحرية وأخرى الذهب وتلك للتجارة وهناك خلف مدينة البحارة؛ توجد مدينة الحديد والسلاح، وعلى بعد أشهر من هنا؛ توجد قرية الجنود وقرى الأسواق ومدينة الأسرار، الأنوار، الولاء، عناوين طائلة؛ لم تعتقدها توقعات، جعل لكل من أماكنها شعار وجرس إنذار.
إلتهبت السنين والقرون؛ التي تطوّقت خلالها كل البلدان بحدود رسمية، كما أن كافة المدن؛ تسيّجت بالأسوار الشائكة والحصون المنيعة والمشدّدة الحراسة، إنه بحيث؛ يتوجّب على كل من أراد الخروج منها أو الدخول إليها؛ أن يعرّف بنفسه وبإنتماءه.
يجب أن تتفرّق الشعوب بأعقد صواب ممكن، والطريقة الوحيدة لتحقيق ذلك؛ هي إدراج لسان جديد يقود حديث كل دولة، تمّ اشتقاق “لهجات دخيلة” على “اللغة الأم”.
فتطور التواصل إلى التجذّر، الذي نفى الأصل وأحدث شرخًا بين الشعوب، لتنمو كل واحدة منهم على إختلاف في الأعراف والتقاليد، التي ترعرعت الجنّ في اِستمرارها الدائم.
بعدها حان دور توزيع المناصب وتحديد الشروط، وانتقاءٍ؛ مرّره على كل الشعوب التي وضع حدودها “إبليس” أمام إلتزامات، حقوق وواجبات، مطالب وتجاهلات، التباهي؛ يتفشى بين سلّم المراتب، والحاجة تلوح في الأفق رويدًا رويدا.
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“La Diplomatie des Djinns dans la Cour d’Iblis.”
L’écrivaine et penseuse Dr. Djadouni Hakima NinarEskila.
Extrait du roman “Iblis, le Messager, Prophète des Ténèbres”.
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Les rois ne connaissent pas la pauvreté ; ils prennent plaisir à contempler ses marques, dans des spectacles que jouent les corps des esclaves.
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Il leur dit que la seule solution à leur malheur – soupira-t-il en enrobant ses mensonges de mots séduisants – c’est sa propre misère ; leur sentiment d’infériorité réduit leurs accomplissements. Puis, captant l’attention de son interlocuteur, il ajouta : « Ne vois-tu pas comment ils sont maintenant ? Du vide, rien que du vide. »
La terre a besoin d’eux, pourtant chacun suit un chemin épineux pour flatter son orgueil. Ont-ils besoin de tout cela alors que leurs patries et l’avenir de leurs enfants dépendent de leurs pas d’aujourd’hui ? Pas de satisfaction, pas de foi en ce qu’ils possèdent. Ils convoitent ce que détiennent les autres, et l’aiment plus que leurs propres dons.
Alors il décida : il mettra fin à ce chaos. Il réorganisera les races des génies aux quatre coins du monde : les blancs avec les blancs, les noirs avec les noirs, les rouges avec les rouges, et chaque couleur rejoindra la sienne.
Tri pour les grands et les petits, regroupement des beaux entre eux, et des autres selon leurs natures et tempéraments. Les tribus furent redistribuées selon leurs lois et coutumes, sous prétexte de combattre le racisme et d’en éloigner toute trace.
Ainsi s’érigea la ruse dont les montagnes elles-mêmes s’effritent.
Il commença par la comparaison, les différences, le doute, la division, la liberté, l’idolâtrie mutuelle, la discorde, le meurtre, puis la séparation des lieux.
Un vaste projet prit forme : d’une seule tribu naquirent des dizaines de villages et de villes, nommées selon leurs productions – comme des entreprises fières d’elles-mêmes : la Cité de la Beauté, sa voisine la Cité de l’Argent, leur rivale des Sages, l’ancienne des Hommes, et celle du Progrès.
Des capitales pour l’économie, la politique et la défense : Liberté, Or, Commerce, Fer et Armes, Soldats, Marchés, Secrets, Lumières, Loyauté.
Chacune avec son emblème et son alarme.
Iblis ordonna la création d’innombrables provinces, chacune avec son propre système et sa propre loi. Son plan d’établir de nouvelles nations venait d’aboutir.
Les siècles s’enflammèrent ; les pays se ceignirent de frontières officielles, les villes de murs épineux et de forteresses surveillées. Nul ne pouvait entrer ou sortir sans déclarer son identité et son appartenance.
Les peuples devaient être divisés avec la plus subtile des précisions ; la seule manière d’y parvenir fut d’introduire une langue nouvelle pour chaque nation : des dialectes étrangers à la langue mère.
Ainsi, la communication devint enracinement ; l’origine se dissout, les peuples se fracturèrent dans leurs coutumes et traditions où les génies prospérèrent.
Puis vint la distribution des postes, la définition des conditions, l’établissement des devoirs et des droits.
Iblis dressa devant eux un ordre de hiérarchies où la vanité se propageait, pendant que le besoin grandissait lentement à l’horizon.


صاحبة القلم المعجز. الله الله عليك.
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