أزمة الأقصى، قراءة تحليلية في الوضع الراهن - الأديبة والمفكرة الدكتورة حكيمة جعدوني Au-delà de la fermeture d’Al-Aqsa
أزمة الأقصى
الأديبة والمفكرة الدكتورة حكيمة جعدوني
قراءة تحليلية في الوضع الراهن
تجري الأحداث نحو طور يثقل فيه الواقع بويلات وغضب إلهي؛ ضيق في العيش، اضطراب في المناخ، تفشّي أمراض، وتقلّبات تمسّ استقرار الإنسان في ذاته ومحيطه، ما يمكن تصوّره وما لا يمكن تصوّره. العالم يدخل في طقس ظلاميّ لا نهاية له، ولا يتوقف حتى يجرّ الكون نحو نهايته.
وعليه حقا أقول لكم
مرّ شهر رمضان المبارك هذا العام حزينا على بيت المقدس، فقد قامت سلطات الاحتلال الإسرائيلي بإغلاق المسجد الأقصى منذ بدء الحرب على إيران، ولم يصلِّ فيه منذ ذلك الحين، سوى 5 أشخاص، الإمام، والمؤذن، ومقيم الصلاة، وحارس منبر المصلى القبلي، ومدير المسجد.
يأتي هذا الواقع في ضوء قوله تعالى: وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّن مَّنَعَ مَسَاجِدَ اللَّهِ أَن يُذْكَرَ فِيهَا اسْمُهُ وَسَعَىٰ فِي خَرَابِهَا ۚ أُولَٰئِكَ مَا كَانَ لَهُمْ أَن يَدْخُلُوهَا إِلَّا خَائِفِينَ ۚ لَهُمْ فِي الدُّنْيَا خِزْيٌ وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ
وتحوّلت البلدة القديمة المحيطة بالمسجد الأقصى إلى ثكنة عسكرية، مع انتشار مئات الجنود وعناصر الشرطة الإسرائيلية لتمنع المقدسيين من الاقتراب من المسجد الأقصى، ورغم ذلك تمكن بعض المصلين من الوصول إلى أسوار البلدة القديمة في القدس، وأقاموا الصلاة هناك، ولم يكترثوا لتهديدات جيش الاحتلال.
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Au-delà de la fermeture d’Al-Aqsa
Par l'écrivaine et intellectuelle Dr Hakima Djadouni
Lecture analytique de la situation actuelle
La crise de la Sainte Mosquée est survenue dans un contexte de sentiment croissant de sécurité au sein du lobby sioniste-judaïque, après avoir réussi à acheter le silence des régimes arabes dirigeants en les menaçant de révéler leurs secrets et les transactions financières menées en sous-main. Ils furent également gagnés par l’arrogance, sentiment de puissance nourri par les scènes de génocide et de meurtres systématiques perpétrés contre un peuple désarmé, en l’absence de toute dissuasion réelle ou de mouvement international pour mettre fin à ce bain de sang.
Ils ont fini par croire que les atrocités commises resteraient impunies, et que l’absence d’un châtiment divin immédiat était un signe de satisfaction divine à leur égard. Ainsi s’est ancrée dans leur esprit l’idée qu’ils étaient les croyants, détenteurs de la légitimité, et que les habitants de la Terre sainte étaient des mécréants en dehors du champ de la légitimité.
Ces intentions, ces idées et ces événements se sont conjugués pour généraliser leur conviction qu’ils bénéficiaient d’une acceptation absolue et de la capacité d’imposer une volonté sans limites, au point que la terre et ceux qui l’habitent sont devenus à leurs yeux un espace où ils peuvent dicter leur loi.
Dans ce cadre, la restriction de l’accès à la mosquée Al-Aqsa et la fermeture de l’église du Saint-Sépulcre s’inscrivent comme une étape dans un projet visant à monopoliser l’espace sacré et à empêcher toute présence religieuse différente de leur croyance satanique, en prélude à l’imposition de rituels obscurantistes et à l’avènement de l’Antéchrist (le Dajjal) là où il se trouve.
Ils considèrent la période actuelle comme un moment de victoire, où le vainqueur enregistre les événements favorables et écrit l’histoire selon la loi du plus fort, en transformant la réalité d’Al-Aqsa captive.
C’est dans cette optique que les regards se tournent vers le projet de construction du prétendu Temple et l’avènement du Dajjal comme guide. Cependant, cette voie, dans une lecture profonde, porte des implications inquiétantes, car elle est liée à une phase de grands bouleversements qui affectent l’équilibre humain global.
On peut dire que si cela se réalise, ce sera le début de la fin de l’humanité et de l’univers tout entier.
Le monde, témoin de ces situations catastrophiques, n’a pas accordé à cela une importance capitale, malgré sa puissance numérique, qui dépasse les huit milliards d’habitants, et les moyens suffisants pour stopper l’avancée de ces forces obscurantistes qui ne représentent que cinq pour cent de l’humanité, et ce, en un ou deux jours au plus. Cependant, la négligence face aux premiers signes de l’avancée du danger permet à celui-ci de s’enraciner, jusqu’à se transformer en une réalité impossible à contenir. Et lorsque le mal s’installe et prend le pouvoir, ses conséquences frappent tout le monde sans exception.
Les événements évoluent vers une phase où le réel s’alourdit de fléaux et de colère divine ; des difficultés d’existence, des troubles climatiques, la propagation de maladies, et des bouleversements qui touchent la stabilité de l’homme en lui-même et dans son environnement, tout ce qui est imaginable et inimaginable. Le monde entre dans une tempête obscurantiste sans fin, qui ne s’arrêtera qu’après avoir entraîné l’univers vers sa fin.
La fermeture des portes de la mosquée Al-Aqsa, première des deux Qiblas, qui incarne la miséricorde divine « et qu’Allah a bénie autour d’elle », dépasse l’événement politique pour toucher le sentiment collectif du lien entre la terre et le ciel. Ce lieu associé dans les cœurs à la bénédiction et à la sérénité, quand on cherche à le transformer en temple satanique, constitue un signe symbolique qui alerte les âmes. C’est comme si les portes de la miséricorde et de la bénédiction divines étaient fermées et ne descendaient plus sur ceux qui sont sur terre, lorsque les portes du Sanctuaire ont été verrouillées… laissant l’inquiétude s’infiltrer dans les esprits.
Dans une telle crise, l’homme ressent comme si le lien qui reliait le monde supérieur à la terre était rompu : la sérénité recule, la joie devient absente, quelles que soient ses causes.
Et c’est ici que surgit la question profonde :
Que reste-t-il de sacré sur terre après cela ?
C’est pourquoi je vous dis en vérité :
L’ouverture des portes de la mosquée Al-Aqsa aujourd’hui plutôt que demain n’est pas entre vos mains, mais entre les mains de Dieu, qui est au-dessus de vos mains, et Il l’ouvrira en dépit de vous, et vous ne pourrez rien changer. Ce que nous voulons adviendra, et vous n’aurez pas ce que vous voulez, par la volonté de Dieu, le Tout-Puissant.
Tout cela pour rétablir l’équilibre spirituel et humain dont le monde entier a besoin.
Ce mois de Ramadan béni est passé cette année, triste pour Jérusalem (Bayt Al-Maqdis), car les autorités de l’occupation israélienne ont fermé la mosquée Al-Aqsa depuis le début de la guerre contre l’Iran, et seules cinq personnes y ont prié depuis : l’imam, le muezzin, celui qui fait la prière (iqama), le gardien de la chaire de la mosquée Al-Qibli, et le directeur de la mosquée.
Cette réalité s’inscrit dans la lumière de la parole du Très-Haut : « Qui est plus injuste que celui qui empêche que l’on mentionne le nom d’Allah dans ses mosquées et qui s’efforce à les détruire ? De tels gens ne devraient y entrer qu’avec crainte. Pour eux, il y aura ignominie ici-bas, et dans l’au-delà un immense châtiment. » (Coran, 2:114)
La vieille ville entourant la mosquée Al-Aqsa s’est transformée en caserne militaire, avec le déploiement de centaines de soldats et de policiers israéliens pour empêcher les habitants d'Al-Quds de s’approcher de la mosquée Al-Aqsa. Malgré cela, certains fidèles ont réussi à atteindre les remparts de la vieille ville de d'El-Quds et y ont accompli la prière, sans se soucier des menaces de l’armée d’occupation.
التوثيق الدولي
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